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Business et marché

Valve alerte : la crise de la mémoire « ne cesse d’empirer »

Valve estime que la crise de la mémoire continue de s’aggraver. Les prix en magasin auraient trois à six mois de retard sur le marché de gros.

Article écrit par Vivien Reumont
Visuel montrant une console de jeu noire au design minimaliste, photographiée de face sur un fond beige uni. La façade présente deux ports USB, un lecteur de carte mémoire ou microSD, un voyant lumineux blanc et un bouton d’alimentation circulaire, sans logo ni marque visibles.

La crise de la mémoire est loin d’être terminée, selon Valve. Dans un entretien accordé à Bloomberg, deux ingénieurs de l’entreprise ont décrit un marché toujours plus tendu, avec un décalage de plusieurs mois entre les conditions d’approvisionnement observées par les fabricants et celles actuellement visibles dans les magasins. La disponibilité des composants limiterait déjà directement la production de la Steam Machine.

 

La crise de la mémoire s’aggrave sur le marché de gros

Les magasins auraient trois à six mois de retard

Yazan Aldehayyat, ingénieur chez Valve, estime que la situation continue de se détériorer. Il souligne surtout que les produits actuellement proposés au détail correspondent à des stocks constitués dans des conditions différentes de celles que rencontrent désormais les entreprises achetant leurs composants en grande quantité.

« Honnêtement, la situation ne cesse d’empirer. Au cas où certains l’ignoreraient, les produits disponibles en magasin ont actuellement un retard d’au moins trois à six mois par rapport à ceux provenant des stocks de gros. »

Cette traduction reprend les informations fournies par l’utilisateur. Dans la déclaration originale en anglais rapportée par PC Gamer et VideoCardz, Yazan Aldehayyat indique que ce que les consommateurs voient actuellement dans les rayons accuse, selon les observations de Valve, un retard de trois à six mois sur le marché de gros.

Ce décalage est important pour comprendre l’évolution possible des prix. Les barrettes de RAM, les SSD ou les machines complètes disponibles aujourd’hui peuvent avoir été fabriqués avec des composants commandés plusieurs mois auparavant. Les nouvelles conditions négociées par les constructeurs ne sont donc pas nécessairement répercutées immédiatement sur les produits finis.

Les prix actuels pourraient ne pas refléter toute la crise

En pratique, les déclarations de Valve suggèrent que les consommateurs ne voient peut-être pas encore la totalité de la hausse des coûts rencontrée en amont. Lorsque des composants achetés plus récemment arriveront dans les rayons, les prix pourraient augmenter ou les stocks devenir plus difficiles à maintenir.

Cette conséquence reste toutefois une analyse, et non une annonce tarifaire officielle. Valve n’a communiqué dans cet entretien ni pourcentage de hausse, ni calendrier précis, ni nouveau tarif pour ses appareils. L’évolution dépendra notamment des contrats conclus par chaque fabricant, des stocks déjà disponibles et de la capacité des fournisseurs à augmenter leur production.

La situation décrite par Valve concerne également le stockage, régulièrement associé aux tensions sur la mémoire dans les communications entourant son nouveau matériel. Le fabricant avait déjà dû tenir compte de ces difficultés pour définir le calendrier et le positionnement de ses produits Steam Hardware.

 

La production de la Steam Machine limitée par la mémoire

Valve affirme construire toutes les machines possibles

Les tensions ne se limitent pas au prix payé pour les composants. Elles affectent aussi le nombre de Steam Machines que Valve peut assembler et commercialiser.

Pierre-Loup Griffais, programmeur spécialisé dans les systèmes et les technologies graphiques chez Valve, explique que l’entreprise produit autant de machines que son approvisionnement le permet. Son rôle et son parcours au sein de Valve sont également présentés sur le site officiel de l’entreprise.

« On construit tout ce qu’on peut. On est clairement limités par la capacité de mémoire. »

La formulation originale rapportée par plusieurs médias indique que Valve fabrique « tout ce qu’elle peut » et que sa production est bien limitée par la capacité disponible en matière de mémoire. L’entreprise n’a cependant pas dévoilé le nombre exact de Steam Machines fabriquées ou vendues.

Cette absence de chiffres empêche de mesurer précisément l’ampleur de la contrainte. Il n’est pas possible de déterminer, à partir de ces seules déclarations, combien de machines supplémentaires Valve pourrait produire si l’approvisionnement s’améliorait.

Des conséquences possibles pour l’ensemble du matériel gaming

Pour les joueurs, la principale inquiétude porte sur une transmission progressive des coûts du marché de gros vers les produits vendus au détail. Les ordinateurs gaming, les kits de mémoire, les SSD et les appareils intégrant ces composants pourraient être concernés à mesure que les anciens stocks seront remplacés.

Il faut néanmoins éviter de généraliser automatiquement l’expérience de Valve à tous les constructeurs. Les fabricants ne disposent pas des mêmes volumes de commandes, des mêmes contrats ou des mêmes stocks. Certains pourraient absorber une partie des hausses, modifier leurs configurations ou privilégier certains modèles, tandis que d’autres pourraient augmenter leurs prix.

Le témoignage de Valve constitue malgré tout un indicateur notable. L’entreprise ne décrit pas seulement des composants plus coûteux : elle affirme que leur disponibilité physique limite la quantité de matériel qu’elle est capable de produire. Son site officiel confirme que Valve développe et commercialise plusieurs appareils, dont la Steam Machine, le Steam Controller, le Steam Deck et le Steam Frame.

Les prochaines semaines pourraient donc rester difficiles pour le marché du matériel gaming. Une nouvelle envolée généralisée des prix n’est pas encore confirmée, mais les conditions décrites par Valve montrent que les tensions observées en amont n’ont pas encore disparu.

 


En quelques mots

Valve affirme que la crise de la mémoire continue de s’aggraver. Selon Yazan Aldehayyat, les produits et les prix actuellement visibles dans les magasins auraient entre trois et six mois de retard sur les conditions rencontrées par les acheteurs en gros.

La pénurie limite aussi directement la production de la Steam Machine, d’après Pierre-Loup Griffais. Ces déclarations renforcent le risque de nouvelles tensions sur les stocks et les prix, sans constituer pour autant l’annonce officielle d’une hausse précise.

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