DLSS 5 : NVIDIA confirme un lancement très gourmand
Le DLSS 5 arrive avec NBA 2K27 sur RTX 50. NVIDIA promet un rendu neuronal plus réaliste, mais son coût peut atteindre 50 à 60 % de performances.

NVIDIA a officialisé le lancement du DLSS 5, sa nouvelle évolution du Deep Learning Super Sampling, avec un premier déploiement dans NBA 2K27. La technologie sera disponible à partir du 3 septembre 2026 à 21 h, heure du Pacifique, ce qui correspond au 4 septembre à 6 h en France métropolitaine. Réservé dans un premier temps aux GeForce RTX 50, le DLSS 5 marque surtout un changement de rôle pour la suite de technologies de NVIDIA. Son nouveau 3D-Guided Neural Rendering ne cherche plus uniquement à reconstruire une image ou à augmenter le nombre d'images par seconde. Il intervient directement sur le rendu pour enrichir l'éclairage et les matériaux. Cette amélioration a toutefois un prix: les premières mesures font apparaître un coût pouvant approcher 50 à 60 % des performances, même si NVIDIA compense largement cette charge dans ses démonstrations grâce à la Super Resolution et à la Multi Frame Generation.
DLSS 5 sort avec NBA 2K27 sur les GeForce RTX 50
Un déploiement fixé au 3 septembre aux États-Unis
NVIDIA prévoit officiellement de rendre le DLSS 5 disponible le 3 septembre 2026 à 21 h, heure du Pacifique. Cette précision horaire est importante pour les joueurs européens. En France métropolitaine, le déploiement interviendra donc dans la matinée du 4 septembre, et non pendant la journée du 3 septembre. NBA 2K27, développé par Visual Concepts et édité par 2K, servira de premier titre compatible avec cette nouvelle génération de rendu neuronal.
L'activation passera également par un nouveau pilote GeForce Game Ready publié au même moment. NVIDIA indique que l'option de rendu neuronal apparaîtra ensuite directement dans les paramètres graphiques de NBA 2K27. Ce lancement simultané du pilote et du premier jeu compatible permet à NVIDIA d'encadrer étroitement les débuts de sa technologie, alors que des fichiers liés au DLSS 5 avaient commencé à circuler avant son lancement officiel et avaient déjà donné lieu à différentes expérimentations communautaires.
Toutes les RTX 50 sont officiellement compatibles
Pour cette première version, NVIDIA limite officiellement le DLSS 5 aux GeForce RTX 50, aussi bien sur les cartes graphiques de bureau que sur les GPU pour PC portables. La société confirme ainsi une compatibilité allant des modèles d'entrée de gamme de la génération jusqu'à la GeForce RTX 5090. Les benchmarks publiés autour de NBA 2K27 couvrent d'ailleurs plusieurs GPU, définitions et configurations graphiques.
GeForce NOW est également concerné. Les abonnés à l'offre Ultimate pourront utiliser la technologie lorsque leur session est exécutée sur les infrastructures NVIDIA équipées de systèmes basés sur une GeForce RTX 5080. Le DLSS 5 devient donc à la fois une fonctionnalité matérielle destinée aux possesseurs de RTX 50 et une technologie accessible en cloud gaming, sans que l'utilisateur possède nécessairement lui-même une carte de cette génération.
La restriction officielle aux RTX 50 mérite néanmoins d'être distinguée des expérimentations réalisées autour des fichiers ayant circulé avant le lancement. Des moddeurs sont parvenus à faire fonctionner certains composants sur des RTX 40, mais ces essais ne constituent pas une prise en charge annoncée ou garantie par NVIDIA.
NBA 2K27 devient la première vitrine du DLSS 5
Le choix de NBA 2K27 n'est pas anodin. Le nouveau système de NVIDIA doit notamment améliorer le comportement visuel de la peau, des cheveux, des vêtements et de différents matériaux en fonction de l'éclairage. Sur un jeu de basket où les athlètes sont filmés de près pendant les ralentis, les célébrations et les séquences de présentation, ces changements peuvent être particulièrement visibles.
NVIDIA met notamment en avant la diffusion de la lumière à travers les oreilles des joueurs, le rendu de la peau, l'éclairage des poils du visage ainsi que des ombres de contact plus détaillées sur les maillots ou le ballon. Visual Concepts affirme de son côté avoir utilisé le DLSS 5 pour renforcer le rendu des matériaux et de l'éclairage sans modifier la géométrie faciale issue des scans des joueurs.
Le terrain sert donc de laboratoire idéal pour NVIDIA. Le ballon reste orange, rassurons-nous, mais la société cherche désormais à démontrer que son intelligence artificielle peut modifier l'apparence finale d'une scène sans trahir les choix des artistes.
Le DLSS 5 améliore l'image, mais son rendu neuronal est coûteux
Une technologie différente du DLSS traditionnel
Depuis ses débuts en 2018, le DLSS a principalement été associé à l'amélioration des performances. Super Resolution reconstruit une image de définition supérieure à partir d'un rendu interne plus faible, tandis que Frame Generation puis Multi Frame Generation utilisent l'intelligence artificielle pour produire des images intermédiaires. DLSS 4.5 poursuit cette logique avec de nouveaux modèles de reconstruction et de génération.
Le DLSS 5 ajoute une autre couche au pipeline. Son 3D-Guided Neural Rendering reçoit notamment l'image produite par le moteur ainsi que des informations liées aux mouvements, aux surfaces, aux matériaux et à l'éclairage. Le modèle neuronal utilise cette base pour générer des détails visuels supplémentaires qui seraient autrement difficiles ou coûteux à reproduire en temps réel. NVIDIA cite par exemple la diffusion sous-cutanée de la lumière ou certaines interactions lumineuses avec la végétation et les matériaux.
La société insiste sur un point essentiel: le DLSS 5 complète le pipeline de rendu au lieu de le remplacer. La géométrie, les textures et les informations produites par le jeu restent donc la fondation de l'image. La nouvelle étape neuronale intervient ensuite pour modifier son apparence finale.
Cette distinction est importante face aux débats provoqués par les premières démonstrations. NVIDIA cherche à présenter le DLSS 5 comme un outil de rendu contrôlé par les artistes plutôt que comme un générateur d'images libre capable de réinventer arbitrairement une scène.
Une perte de performances qui peut atteindre environ 50 à 60 %
Cette nouvelle étape de rendu est cependant beaucoup plus lourde qu'un simple filtre graphique. Les premières comparaisons autour de NBA 2K27 montrent que l'activation du 3D-Guided Neural Rendering peut retrancher environ 50 à 60 % aux performances dans certaines situations. The Verge évoque ainsi un impact particulièrement élevé, y compris sur des cartes graphiques haut de gamme.
Il faut toutefois éviter de présenter ce chiffre comme une spécification officielle et universelle du DLSS 5. NVIDIA ne promet pas une baisse fixe de 50 ou 60 % dans tous les jeux, toutes les définitions et toutes les configurations. Le coût dépendra vraisemblablement du GPU, du jeu, de la résolution et de la manière dont les développeurs exploitent le modèle.
Surtout, une confusion peut rapidement naître en comparant cette perte avec les énormes framerates affichés par NVIDIA. Le nouveau rendu neuronal consomme des ressources, tandis que Super Resolution et Multi Frame Generation cherchent au contraire à augmenter le débit d'images final. Un jeu peut donc perdre une part importante de ses performances de rendu lorsqu'on active le DLSS 5 et afficher malgré tout plusieurs centaines d'images par seconde une fois les autres technologies DLSS ajoutées.
Autrement dit, les 370 FPS ou 590 FPS communiqués par NVIDIA ne démontrent pas que le nouveau rendu est gratuit. Ils montrent les performances obtenues lorsque plusieurs briques de la suite DLSS fonctionnent ensemble.
NVIDIA laisse davantage de contrôle aux développeurs
La question du contrôle artistique constitue un autre point central de DLSS 5. Contrairement à un outil entièrement automatisé appliquant les mêmes transformations partout, NVIDIA indique que les développeurs disposent de plusieurs paramètres destinés à limiter et orienter l'action du modèle.
Le système peut notamment être calibré à l'aide d'informations liées à la structure, au ton ou à des masques sémantiques. L'objectif est de permettre aux artistes de décider quelles zones peuvent être enrichies et lesquelles doivent rester très proches du rendu original. NVIDIA présente également son système comme déterministe: une même entrée doit produire un résultat cohérent, condition indispensable pour éviter que les détails changent constamment d'une image à l'autre.
Cette maîtrise sera probablement déterminante pour l'acceptation du DLSS 5. Les premières présentations de la technologie avaient suscité des critiques lorsque certains visages semblaient sensiblement modifiés. Avec NBA 2K27, NVIDIA insiste donc davantage sur la conservation de la structure des personnages et sur la possibilité donnée aux studios de doser précisément les améliorations.
Jusqu'à 590 FPS sur RTX 5090 dans NBA 2K27
370 FPS en 4K avec le ray tracing
Pour accompagner le lancement, NVIDIA a publié plusieurs résultats de performances sur les GeForce RTX 50. Le chiffre le plus mis en avant concerne la RTX 5090, annoncée jusqu'à 370 FPS en 4K dans NBA 2K27 avec le préréglage Ultra, le ray tracing et le DLSS 5.
Cette donnée demande néanmoins le même niveau de prudence que tous les benchmarks constructeurs. NVIDIA parle ici de la suite complète de technologies DLSS, et pas du seul 3D-Guided Neural Rendering. Super Resolution et Multi Frame Generation participent directement à ce framerate final. La valeur de 370 FPS ne peut donc pas être comparée à une fréquence d'images native comme si les deux mesures représentaient exactement la même charge de rendu.
Ces résultats restent néanmoins intéressants pour évaluer l'objectif poursuivi par NVIDIA. La société accepte d'ajouter une nouvelle étape neuronale particulièrement coûteuse, puis mobilise les autres composants du DLSS pour récupérer et dépasser les performances perdues. Le principe revient en quelque sorte à investir une partie de la puissance disponible dans la qualité visuelle avant de reconstruire du débit d'images grâce à l'intelligence artificielle.
La RTX 5090 atteint 590 FPS en 1440p
Les chiffres deviennent encore plus élevés en 2560 x 1440. Dans les conditions présentées par NVIDIA, toujours avec le préréglage Ultra, le ray tracing et le DLSS 5, la RTX 5090 peut atteindre 590 FPS. La RTX 5080 monte jusqu'à 410 FPS, la RTX 5070 Ti jusqu'à 350 FPS et la RTX 5070 jusqu'à 260 FPS.
En 1080p, NVIDIA affirme que pratiquement l'ensemble de la gamme GeForce RTX 50 peut faire fonctionner NBA 2K27 avec le préréglage Ultra, le ray tracing et le DLSS 5. L'entreprise utilise donc son premier jeu compatible pour présenter la technologie comme applicable à toute sa nouvelle génération, et pas uniquement à la RTX 5090.
Ces centaines de FPS ne doivent toutefois pas masquer deux questions auxquelles les premiers tests indépendants devront répondre. La première concerne le framerate réellement calculé par le moteur avant la génération d'images. La seconde porte sur la latence et sur l'intérêt concret d'un nombre aussi élevé d'images générées pour un jeu de basket. Les benchmarks NVIDIA constituent une démonstration des capacités de la suite DLSS, mais ils ne remplacent pas encore des mesures indépendantes réalisées sur davantage de configurations.
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Des optimisations et d'autres jeux sont déjà prévus
NVIDIA ne considère pas la version lancée avec NBA 2K27 comme un aboutissement. Le fabricant indique que d'autres jeux compatibles avec le DLSS 5 seront annoncés dans les semaines et mois à venir, sans fournir dans son annonce de lancement une liste exhaustive des prochains titres.
La technologie devrait également continuer à évoluer sur le plan des performances. Le défi est évident: si le 3D-Guided Neural Rendering conserve un coût proche de celui observé dans les premières mesures, son adoption dépendra fortement de l'efficacité des optimisations futures et de la capacité des développeurs à obtenir un bénéfice visuel suffisamment perceptible.
Le DLSS 5 inaugure ainsi une nouvelle compétition pour les ressources du GPU. NVIDIA ne cherche plus uniquement à utiliser l'IA pour rendre plus vite une image existante. L'entreprise veut désormais consacrer de la puissance à fabriquer une image plus riche, puis utiliser d'autres réseaux neuronaux pour restaurer les performances. Une stratégie ambitieuse, mais dont l'intérêt réel se mesurera jeu par jeu.
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En quelques mots
Le DLSS 5 arrive officiellement avec NBA 2K27 le 3 septembre 2026 à 21 h, heure du Pacifique, soit le 4 septembre au matin en France, sur les GeForce RTX 50 et GeForce NOW. Son 3D-Guided Neural Rendering enrichit notamment l'éclairage et les matériaux tout en donnant aux développeurs des outils pour préserver leur direction artistique. Cette nouvelle étape est toutefois particulièrement exigeante et peut entraîner un coût proche de 50 à 60 % des performances dans certaines mesures. NVIDIA compense cette charge avec les autres briques de sa suite DLSS, ce qui permet à la RTX 5090 d'atteindre jusqu'à 370 FPS en 4K et 590 FPS en 1440p dans les conditions de test communiquées pour NBA 2K27. Reste désormais à voir si ces améliorations visuelles justifieront leur coût dans les futurs jeux compatibles.
À propos de l’auteur
Vivien Reumont
Journaliste jeux vidéo
Cofondateur et journaliste chez Achievement Industry, Vivien Reumont est spécialisé dans l’actualité internationale du jeu vidéo. Il couvre particulièrement l’industrie chinoise ainsi que les principaux événements gaming en Asie.
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