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Tests de jeux

Test Assassin's Creed Black Flag Resynced PS5: notre avis complet sur le retour d'Edward Kenway

Notre test complet d'Assassin's Creed Black Flag Resynced sur PS5. Graphismes, gameplay, bugs, immersion et verdict final.

Article écrit par Vivien Reumont
Visuel promotionnel d’Assassin’s Creed IV: Black Flag montrant Edward Kenway en tenue d’assassin pirate, encapuchonné, tenant un pistolet dans une main et une lame courbe dans l’autre. Un pavillon noir flotte derrière lui tandis qu’un navire à voiles apparaît au large, évoquant les combats navals et la piraterie.

Après plusieurs années de rumeurs et d'attente, Assassin's Creed Black Flag Resynced remet à l'honneur l'un des épisodes les plus appréciés de la licence d'Ubisoft. Sorti à l'origine en 2013, Assassin's Creed IV: Black Flag s'était rapidement imposé comme une référence grâce à son mélange d'exploration, d'infiltration et de piraterie en monde ouvert. Cette nouvelle version ne cherche pourtant pas à réinventer totalement la formule. À mi-chemin entre le remaster ambitieux et le remake discret, Black Flag Resynced modernise l'expérience sans renier son identité. Sur PS5, le résultat est globalement convaincant grâce à une refonte graphique de qualité et plusieurs améliorations de gameplay qui rendent l'aventure plus agréable à parcourir. Tout n'est cependant pas parfait. Entre quelques choix de conception discutables, des bugs encore présents et une boutique qui nuit à l'immersion, Ubisoft livre une expérience solide qui rappelle autant les qualités que les défauts de ses productions.

 

Un retour attendu pour l'un des Assassin's Creed les plus appréciés

Black Flag revient dans une version modernisée

Il faut reconnaître une chose à Ubisoft : Black Flag reste un épisode à part dans la série Assassin's Creed. Là où certains opus misent avant tout sur la guerre entre Assassins et Templiers, celui-ci préfère raconter l'ascension d'Edward Kenway, un corsaire ambitieux qui rêve d'une vie meilleure avant de se retrouver entraîné dans un conflit qui le dépasse.

Ce changement de ton avait largement participé au succès du jeu original. Les Caraïbes offraient une sensation de liberté rarement vue à l'époque, avec des îles à explorer, des épaves à piller, des forts à capturer et des navires ennemis à affronter. Cette identité est toujours présente dans Black Flag Resynced, qui conserve l'essentiel du contenu ayant fait la réputation de l'épisode.

Cette nouvelle version ne cherche pas à bouleverser les fondations du jeu. Les missions principales, l'exploration maritime, les activités secondaires et la progression restent très proches de celles de 2013. Ubisoft préfère apporter des améliorations ciblées afin de rendre l'ensemble plus fluide et plus agréable à jouer sur les machines actuelles.

Le résultat donne parfois l'impression d'un titre situé entre deux générations. Les joueurs qui découvrent Black Flag pour la première fois y trouveront une aventure complète, tandis que les vétérans retrouveront immédiatement leurs repères sans avoir besoin de réapprendre le fonctionnement du jeu.

Une direction artistique qui sublime les Caraïbes

Le changement le plus évident concerne évidemment la réalisation. Black Flag Resynced est nettement plus agréable à regarder que son prédécesseur.

Les environnements profitent d'une végétation plus dense, de textures largement retravaillées et d'un éclairage bien plus naturel. Les villes gagnent en relief, les jungles paraissent plus vivantes et les couchers de soleil sur la mer des Caraïbes rappellent régulièrement pourquoi cet épisode est resté gravé dans la mémoire de nombreux joueurs.

Les effets de lumière participent énormément à cette nouvelle identité visuelle. Les ports animés, les plages tropicales et les tempêtes en pleine mer bénéficient d'une ambiance bien plus immersive qu'auparavant. Même après plusieurs heures de jeu, il est difficile de ne pas s'arrêter quelques instants pour admirer certains panoramas.

Cette amélioration graphique ne transforme pas totalement Black Flag en production de nouvelle génération, mais elle permet au jeu de conserver un rendu moderne sans dénaturer son style artistique d'origine.

Le travail réalisé sur les animations environnementales renforce également cette impression de voyage permanent. Les vagues frappent la coque du Jackdaw avec davantage de réalisme, la météo évolue naturellement et les différents ports dégagent toujours cette atmosphère de piraterie qui fait tout le charme de l'aventure.

Capture promotionnelle d’Assassin’s Creed IV: Black Flag montrant Edward Kenway de dos sur le pont d’un navire, observant une île tropicale bordée d’une baie, de falaises rocheuses couvertes de végétation et d’un petit village côtier, sous un ciel dégagé évoquant l’exploration et la piraterie dans les Caraïbes.

Une modernisation technique qui ne gomme pas tous les défauts

Les améliorations ne concernent pas uniquement les graphismes. Ubisoft a également revu plusieurs éléments du gameplay afin de rendre les missions moins rigides.

L'un des changements les plus appréciables concerne la structure de certaines séquences d'infiltration. Les célèbres missions de filature, souvent critiquées dans le jeu original pour leur côté très punitif, ont été largement assouplies. Il est désormais possible d'improviser davantage sans être sanctionné immédiatement par un écran d'échec.

Cette approche plus ouverte permet d'aborder les objectifs selon différentes méthodes. Une infiltration parfaitement maîtrisée reste évidemment récompensée, mais improviser après avoir été repéré devient enfin une option crédible. Cette liberté redonne de la personnalité aux missions et correspond beaucoup mieux à l'esprit aventureux de Black Flag.

Le parkour profite également de plusieurs ajustements. Les déplacements paraissent plus fluides, les transitions entre les bâtiments sont plus naturelles et l'ensemble répond mieux aux commandes. Ce ne sont pas des changements révolutionnaires, mais ils suffisent à rendre les longues sessions d'exploration nettement plus agréables.

En revanche, tout n'est pas irréprochable sur le plan technique. Durant notre session de test sur PS5, plusieurs bugs sont venus rappeler que l'on reste face à une production Ubisoft. Quelques animations se déclenchent de manière étrange, certains personnages peuvent adopter des comportements inattendus et de petits problèmes d'affichage apparaissent encore par moments.

Rien de suffisamment grave pour empêcher de profiter de l'aventure, mais ces imperfections viennent régulièrement casser le rythme. Les habitués des productions du studio ne seront probablement pas surpris, tant ces petits défauts semblent faire partie de l'ADN des jeux Ubisoft depuis plusieurs années.

Malgré cela, Black Flag Resynced reste globalement stable sur PS5 et offre une expérience confortable qui met efficacement en valeur l'un des épisodes les plus emblématiques de la franchise.

 

Une aventure toujours aussi plaisante à parcourir

Edward Kenway reste un héros attachant malgré une écriture datée

Treize ans après la sortie du jeu original, Edward Kenway conserve un charisme qui explique en grande partie pourquoi Black Flag est encore considéré comme l'un des meilleurs Assassin's Creed. Contrairement à de nombreux protagonistes de la licence, il ne débute pas son aventure avec un idéal de justice ou un sens profond du devoir. C'est avant tout un homme en quête de richesse et de reconnaissance, prêt à saisir toutes les opportunités qui se présentent à lui, même si cela signifie naviguer entre les intérêts des Assassins, des Templiers et des pirates.

Cette personnalité plus opportuniste apporte une dynamique différente à l'histoire. Edward agit souvent pour lui-même avant de comprendre progressivement les conséquences de ses choix. Cette évolution fonctionne toujours, même si elle paraît aujourd'hui moins développée que celle des héros des épisodes les plus récents. Après des jeux comme Origins, Valhalla, Mirage ou Shadows, il est difficile de ne pas ressentir que certains passages auraient mérité davantage de profondeur.

Les personnages historiques, eux, continuent d'apporter beaucoup de charme à l'aventure. Blackbeard, Anne Bonny ou encore Mary Read participent à construire une véritable fresque de l'âge d'or de la piraterie. Leurs apparitions rythment efficacement la campagne et donnent l'impression de prendre part à une période fascinante de l'histoire, même si Ubisoft privilégie clairement le spectacle à une reconstitution totalement fidèle.

En revanche, les nouveaux contenus scénaristiques peinent parfois à convaincre. Certains personnages secondaires bénéficient d'un développement inattendu alors qu'Edward aurait mérité une exploration plus poussée de son parcours. Ce choix laisse une légère impression d'inachevé, comme si Ubisoft avait préféré enrichir l'univers sans réellement renforcer son personnage principal.

Des missions plus ouvertes qui améliorent réellement le rythme

S'il y a un domaine où Black Flag Resynced progresse de manière évidente, c'est bien dans la structure de ses missions.

Le jeu laisse davantage de place à l'improvisation. Être découvert ne signifie plus automatiquement l'échec de la mission, ce qui change profondément la manière d'aborder certaines situations. On peut désormais adapter son plan en fonction des événements, choisir une approche discrète ou assumer un affrontement plus frontal lorsque les choses tournent mal.

Cette liberté rappelle ce qui faisait la force du jeu original : laisser le joueur créer ses propres histoires. Une infiltration qui dégénère peut se transformer en poursuite sur les toits avant de finir dans une fuite spectaculaire vers le Jackdaw. Ces moments imprévus restent parmi les meilleurs souvenirs que laisse cette nouvelle version.

Le parkour participe également à cette sensation de fluidité. Les déplacements sont plus naturels et les erreurs de trajectoire semblent moins fréquentes. Sans révolutionner les mécaniques historiques de la série, Ubisoft parvient à rendre l'exploration plus agréable, ce qui est particulièrement appréciable dans les nombreuses villes et forteresses disséminées dans les Caraïbes.

L'ensemble bénéficie d'un meilleur rythme. Les objectifs s'enchaînent plus naturellement et certaines frustrations du jeu d'origine disparaissent enfin, laissant davantage de place au plaisir d'explorer.

Entre infiltration, exploration et batailles navales, une formule toujours efficace

Même plus d'une décennie après sa sortie initiale, la boucle de gameplay fonctionne toujours aussi bien.

Explorer une île, repérer un camp ennemi, éliminer discrètement quelques gardes avant de repartir en mer reste particulièrement satisfaisant. Cette alternance permanente entre navigation, exploration terrestre et infiltration empêche l'aventure de devenir monotone malgré sa durée conséquente.

Les affrontements au corps-à-corps demeurent efficaces, même si Ubisoft a choisi d'introduire un système de parade davantage inspiré de ses productions modernes. Sur le papier, cette nouveauté apporte un peu plus de profondeur aux combats. En pratique, elle ne s'intègre pas toujours naturellement au rythme très dynamique de Black Flag.

L'identité du jeu repose avant tout sur la mobilité. Edward est plus crédible lorsqu'il élimine rapidement ses adversaires ou disparaît dans la foule que lorsqu'il attend patiemment une fenêtre de contre-attaque. Cette mécanique ne gâche jamais l'expérience, mais elle donne parfois l'impression d'avoir été ajoutée pour répondre aux standards actuels plutôt que pour servir réellement le gameplay.

Les batailles navales divisent toujours autant. Elles restent spectaculaires grâce à une excellente mise en scène sonore et à des affrontements visuellement impressionnants, mais elles finissent également par devenir répétitives au fil des heures. Les amateurs de piraterie apprécieront toujours de renforcer le Jackdaw et de partir à la chasse aux navires ennemis, tandis que d'autres pourront ressentir une certaine lassitude face à leur rythme relativement lent.

Malgré ces réserves, Black Flag Resynced conserve ce mélange unique d'action, d'exploration et de liberté qui avait largement contribué à son succès en 2013. C'est précisément cette formule qui lui permet encore aujourd'hui de rester l'un des épisodes les plus attachants de toute la saga.

Capture d’écran d’Assassin’s Creed IV: Black Flag montrant Edward Kenway à la barre d’un voilier pirate aux côtés d’un membre d’équipage, naviguant près d’une île tropicale bordée de palmiers. Le pont est rempli de cordages, mâts et voiles, tandis qu’un drapeau pirate flotte à l’arrière et qu’une baleine semble surgir de l’eau au loin.

 

Une remasterisation qui hésite entre nostalgie et modernité

Les nouveaux ajouts ne sont pas tous convaincants

S'il est difficile de nier les qualités de Black Flag Resynced, certains choix de conception donnent parfois le sentiment qu'Ubisoft n'est pas allé au bout de son idée. Le studio modernise plusieurs mécaniques tout en conservant une structure très proche du jeu de 2013. Ce compromis permet de préserver l'identité de l'œuvre originale, mais il laisse également apparaître son âge.

Certaines séquences scénaristiques auraient gagné à être retravaillées plus en profondeur afin d'offrir davantage de cohérence avec les productions récentes de la licence. Les nouveaux contenus apportent quelques moments supplémentaires, sans pour autant transformer réellement l'expérience ou enrichir suffisamment Edward Kenway.

Cette approche prudente satisfera probablement les puristes, mais les joueurs qui espéraient un véritable remake pourraient rester sur leur faim. Black Flag Resynced ressemble davantage à une version modernisée qu'à une réinterprétation complète de l'un des meilleurs épisodes de la saga.

Les bugs rappellent que l'expérience reste un jeu Ubisoft

Malgré les améliorations techniques, le jeu n'échappe pas à plusieurs petits problèmes qui viennent ponctuellement perturber l'aventure.

Au cours de notre test sur PS5, nous avons rencontré quelques bugs visuels, des animations parfois approximatives ainsi que de légers comportements étranges de certains personnages non jouables. Aucun de ces défauts n'a bloqué notre progression, mais ils rappellent régulièrement que l'on évolue dans une production Ubisoft.

Ces imperfections restent suffisamment rares pour ne jamais gâcher l'expérience. Elles cassent simplement l'immersion à certains moments, notamment lors de scènes importantes où une animation maladroite ou un personnage qui réagit de façon étrange peut détourner l'attention.

Heureusement, les performances globales demeurent solides et le confort de jeu reste au rendez-vous pendant la majorité de l'aventure.

Les skins de la boutique cassent l'immersion

S'il y a un point qui nous a particulièrement dérangés durant notre test, c'est bien la présence des skins proposés dans la boutique.

Le problème ne vient pas uniquement de leur existence. Les contenus cosmétiques sont désormais monnaie courante dans l'industrie. Ce qui pose réellement question ici, c'est leur intégration à un jeu qui repose énormément sur son ambiance historique.

Plusieurs tenues affichent un style qui tranche complètement avec l'univers de Black Flag. Certaines recouvrent entièrement le visage d'Edward Kenway, au point de masquer une grande partie des expressions faciales travaillées par les développeurs. C'est dommage, car les cinématiques perdent alors une partie de leur impact émotionnel.

Cette décision nuit également aux animations. Les mouvements du personnage, les dialogues et les mises en scène ont été pensés autour de l'identité visuelle d'Edward. En remplaçant cette silhouette iconique par des costumes très fantaisistes, une partie de la cohérence artistique disparaît.

Ce choix pourra séduire les joueurs qui aiment personnaliser leur héros, mais il est difficile de ne pas regretter que ces éléments prennent autant de place dans une aventure qui mise justement sur son immersion et son cadre historique.

Visuel promotionnel d’Assassin’s Creed IV: Black Flag montrant un capitaine pirate en armure infernale, le corps et les cornes embrasés, brandissant un pistolet et un sabre enflammé devant un canon. Des navires apparaissent à l’horizon sous un ciel crépusculaire, tandis qu’une partie du titre Assassin’s Creed Black Flag et la mention Hellfire sont visibles sur la droite.

En quelques mots

Assassin's Creed Black Flag Resynced réussit l'essentiel. Cette version PS5 redonne un véritable coup de jeune à l'un des épisodes les plus marquants de la licence grâce à une direction artistique largement améliorée, des missions plus ouvertes et un gameplay qui conserve toute son efficacité. Tout n'est pas parfait. Quelques bugs rappellent que l'on reste face à une production Ubisoft, certaines nouveautés peinent à convaincre et les skins de la boutique viennent malheureusement casser une partie de l'immersion. Malgré ces réserves, nous avons pris beaucoup de plaisir à reprendre la barre du Jackdaw. Pour les nouveaux joueurs, c'est sans doute la meilleure manière de découvrir les aventures d'Edward Kenway. Pour les vétérans, c'est une excellente occasion de replonger dans les Caraïbes avec une réalisation enfin à la hauteur des standards actuels. Sans révolutionner son modèle, Black Flag Resynced prouve qu'un grand jeu reste un grand jeu, même plus de dix ans après sa sortie originale.

Notre review

Note

8

/10

Points positifs

  • Une refonte graphique réussie qui sublime les Caraïbes
  • Des missions plus ouvertes, offrant davantage de liberté et moins de frustration que dans le jeu original.
  • Le gameplay reste toujours aussi efficace
  • L'exploration maritime procure toujours une vraie sensation d'aventure.
  • Le parkour est plus fluide, rendant les déplacements plus agréables.
  • Une excellente porte d'entrée pour les nouveaux joueurs comme pour les nostalgiques de Black Flag.
  • Le jeu respecte l'identité de l'œuvre originale sans la dénaturer.

Points négatifs

  • Quelques bugs visuels et d'animation viennent régulièrement casser l'immersion.
  • Le système de parade semble ajouté artificiellement et s'intègre mal au gameplay de Black Flag.
  • Les combats navals restent parfois répétitifs sur la durée.
  • Les nouveaux contenus narratifs n'apportent pas suffisamment de profondeur.
  • La boutique de skins nuit fortement à l'immersion.
  • Certaines tenues masquent totalement le visage d'Edward, rendant les animations faciales inutiles pendant les cinématiques.
  • Une modernisation parfois timide, qui donne davantage l'impression d'un remaster que d'un véritable remake.
  • Certains systèmes de jeu trahissent l'âge du titre, malgré les améliorations apportées.

Entreprise mise en avant dans cet article

Ubisoft

Ubisoft

Leader mondial du jeu vidéo, créateur de franchises emblématiques comme Assassin's Creed et Far Cry, offrant des expériences immersives et innovantes.

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