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Game Tests

Test MIMESIS: notre avis sur ce jeu d'horreur coopératif en Early Access

Notre test de MIMESIS analyse son gameplay, ses qualités, ses défauts et son potentiel en Early Access sur Steam.

Article written by Vivien Reumont Sponsored
Visuel promotionnel de MIMESIS avec les logos KRAFTON et ReLU Games en haut à gauche. Quatre personnages masqués aux yeux rouges lumineux se tiennent devant une locomotive dans une forêt brumeuse, l’un brandissant une peluche en forme d’ours. Des animaux sont perchés sur le train et le titre « MIMESIS » apparaît en grand en bas de l’image.

Dans le paysage des jeux d'horreur coopératifs, rares sont les titres qui parviennent à apporter une véritable idée neuve. Après le succès de Lethal Company, Content Warning, R.E.P.O. ou encore PEAK, le genre semblait pourtant avoir trouvé sa formule. MIMESIS tente de casser cette routine avec un concept aussi simple qu'efficace : le véritable danger n'est pas forcément le monstre qui vous poursuit, mais votre propre coéquipier... ou plutôt sa copie parfaite. Développé par ReLU Games et édité par KRAFTON, le jeu est disponible en accès anticipé sur Steam et pose déjà des bases particulièrement prometteuses. Tout n'est cependant pas encore au niveau des meilleures références du genre. Après plusieurs sessions en coopération, voici notre verdict.

 

Une idée brillante qui renouvelle l'horreur coopérative

Quand votre pire ennemi devient votre propre équipe

Le principe de MIMESIS est immédiatement séduisant. Dans un monde ravagé par une mystérieuse pluie maudite, des créatures appelées Mimesis sont capables d'imiter parfaitement les survivants. Apparence, déplacements, voix et même certaines habitudes sont reproduits avec une précision inquiétante. Les joueurs doivent alors explorer différentes zones afin de récupérer du matériel avant de rejoindre leur tram, seul refuge temporaire dans ce monde hostile.

Sur le papier, l'objectif reste assez classique pour un jeu coopératif de survie. Pourtant, la présence constante de ces imitateurs change complètement la manière d'aborder chaque expédition. Là où d'autres jeux demandent simplement de fuir les monstres, MIMESIS oblige les joueurs à remettre en question tout ce qu'ils voient et tout ce qu'ils entendent. Chaque rencontre devient une interrogation permanente : la personne qui vient de vous appeler est-elle réellement votre ami ou une copie prête à frapper au moment le plus opportun ?

Cette mécanique transforme naturellement les échanges vocaux en véritable outil de gameplay. Le microphone n'est pas un simple accessoire destiné à améliorer l'immersion : il fait partie intégrante de l'expérience. Plus votre groupe communique, plus le jeu dispose de matière pour vous tromper.

Capture d’écran de MIMESIS montrant deux personnages encapuchonnés aux yeux orange lumineux dans un bâtiment industriel sombre. L’un porte un sac sur le dos tandis que l’autre le fixe de très près, créant une scène inquiétante qui suggère une confrontation ou une tentative d’imitation dans une ambiance de survie horrifique.

Une mécanique de mimétisme bluffante qui crée des situations mémorables

Là où MIMESIS impressionne réellement, c'est dans la manière dont son intelligence artificielle exploite les habitudes des joueurs. Les clones ne se contentent pas d'imiter une voix. Ils semblent retenir certaines expressions, des réactions ou des phrases entendues au fil des parties afin de les réutiliser plus tard.

Le résultat est particulièrement déroutant. Après plusieurs heures, il devient très facile de tomber dans le piège. Un simple « Mais qu'est-ce que tu fais ? » prononcé avec la bonne intonation suffit parfois à faire baisser sa garde. Durant nos sessions, plusieurs membres de l'équipe se sont laissés approcher par un clone simplement parce qu'il reproduisait parfaitement une habitude de langage.

Cette capacité à créer un doute permanent constitue sans aucun doute la plus grande réussite du jeu. Les attaques ne reposent pas uniquement sur le jump scare, mais sur une tension psychologique qui s'installe progressivement. On finit par observer les mouvements de chacun, hésiter avant d'ouvrir une porte ou remettre en question une conversation pourtant parfaitement normale.

Le titre réussit également à équilibrer cette tension avec des moments beaucoup plus légers. Certaines salles libèrent par exemple un gaz qui modifie temporairement la voix des joueurs. Les conversations deviennent alors totalement absurdes, avec des voix extrêmement aiguës ou anormalement graves. Ces instants cassent momentanément la pression avant que la paranoïa ne reprenne rapidement le dessus.

 

Une formule efficace qui demande encore du travail

Une boucle de jeu addictive malgré une prise en main confuse

Comme beaucoup de productions du genre, MIMESIS ne prend quasiment jamais le joueur par la main. Après quelques explications très succinctes, chacun est envoyé sur le terrain pour récupérer des objets de valeur, survivre pendant trois jours et rapporter suffisamment d'argent afin d'entretenir le tram.

Cette approche fonctionne, mais elle montre aussi certaines limites. Contrairement à des références comme Lethal Company, les mécaniques principales mettent un peu plus de temps à devenir naturelles. L'absence de véritable tutoriel ou d'indications plus claires peut rendre les premières parties particulièrement confuses.

Il faut souvent plusieurs expéditions avant de comprendre la logique économique, les priorités d'exploration ou encore la manière dont certains ennemis fonctionnent. Cette courbe d'apprentissage n'est pas forcément un défaut, mais elle pourra décourager les groupes qui recherchent une prise en main immédiate.

Une fois cette phase passée, la boucle de gameplay révèle toutefois son potentiel. Explorer, fouiller, transporter son butin tout en gardant un œil sur ses partenaires crée un rythme particulièrement efficace. Chaque sortie ressemble à une histoire différente, alimentée autant par les événements du jeu que par les réactions imprévisibles des joueurs.

Capture d’écran de MIMESIS montrant trois personnages encapuchonnés aux yeux lumineux avançant dans un vaste bâtiment industriel sombre. L’un tient une poêle comme arme tandis qu’une silhouette solitaire apparaît dans l’encadrement d’une porte éclairée au fond du couloir, renforçant l’atmosphère oppressante de ce jeu de survie horrifique.

Une économie frustrante et un contenu encore limité

Si le concept séduit rapidement, certaines mécaniques paraissent encore déséquilibrées.

Le système de progression repose largement sur le loot récupéré pendant les expéditions. Pourtant, les objets de valeur sont relativement rares et leur prix de revente semble souvent très faible. Trouver une guitare pour ne récupérer que quelques dollars donne parfois l'impression que les risques pris ne sont pas réellement récompensés.

Cette économie devient d'autant plus exigeante que le groupe doit réunir une somme importante pour maintenir le tram en état de fonctionnement. Mourir au mauvais moment ou perdre une partie du butin peut rapidement compromettre toute une expédition.

Nous comprenons l'intention des développeurs : éviter que les joueurs ne deviennent riches trop rapidement et conserver une certaine tension. En revanche, l'équilibre actuel donne parfois une impression de progression artificiellement ralentie.

Le contenu disponible souffre également du statut d'accès anticipé. Durant nos différentes sessions, nous avons principalement exploré plusieurs variantes d'environnements industriels qui, malgré leur génération procédurale, finissent par partager une identité visuelle très proche. Les cartes restent agréables à parcourir, mais un plus grand nombre de biomes contribuerait fortement à renouveler l'expérience sur la durée.

Des problèmes techniques qui rappellent le statut Early Access

L'autre véritable point faible de cette version concerne les performances.

Même sur des configurations capables de faire tourner sans difficulté des jeux plus gourmands, nous avons régulièrement observé des chutes brutales de fluidité. Ces ralentissements surviennent parfois sans raison apparente avant que le jeu ne retrouve un fonctionnement normal quelques secondes plus tard.

L'ensemble de notre groupe a rencontré ces problèmes à différents moments, ce qui laisse penser qu'il ne s'agit pas de cas isolés. Dans un jeu où la moindre hésitation peut coûter la vie, perdre plusieurs images par seconde au mauvais moment devient rapidement frustrant.

Heureusement, il s'agit précisément du type de problème que l'on s'attend à rencontrer dans un accès anticipé. Les développeurs annoncent d'ailleurs une période de développement d'environ dix mois afin d'améliorer le contenu, l'équilibrage et les performances grâce aux retours de la communauté. Si ces optimisations arrivent rapidement, une bonne partie de nos réserves pourrait disparaître.

Visuel promotionnel de MIMESIS montrant plusieurs personnages encapuchonnés aux yeux jaunes lumineux explorant une zone postapocalyptique autour d’une locomotive arrêtée sur des rails. L’un avance avec une lampe torche tandis qu’un autre est accroupi près des voies, au milieu de conteneurs, bâtiments abandonnés et végétation desséchée baignés par une lumière orangée.

 

Notre verdict sur MIMESIS

Un excellent potentiel pour les amateurs de jeux coopératifs

Malgré ses défauts actuels, MIMESIS possède quelque chose que beaucoup de jeux recherchent sans jamais y parvenir : une identité immédiatement reconnaissable.

Son système de clones crée des situations que nous n'avons retrouvées dans aucun autre jeu coopératif récent. Les meilleurs souvenirs ne proviennent pas forcément des combats, mais des discussions interminables pour savoir qui est réel, des accusations absurdes et des erreurs qui se terminent inévitablement par un cri collectif.

Cette capacité à générer des histoires émergentes constitue probablement sa plus grande force. Plus votre groupe joue ensemble, plus les imitateurs semblent crédibles et plus la méfiance grandit. Peu de jeux parviennent à transformer une simple conversation entre amis en véritable mécanique de survie.

À qui recommandons-nous MIMESIS aujourd'hui ?

À son tarif actuel, MIMESIS représente déjà une proposition intéressante pour les joueurs qui aiment découvrir des accès anticipés et suivre leur évolution au fil des mises à jour.

En revanche, ceux qui recherchent immédiatement un contenu très riche, une progression parfaitement équilibrée ou une expérience techniquement irréprochable auront sans doute intérêt à patienter encore quelques mois. Les fondations sont solides, mais elles demandent encore à être enrichies.

Si ReLU Games poursuit le développement dans la bonne direction avec davantage de cartes, un meilleur équilibrage économique et une optimisation plus poussée, MIMESIS possède toutes les qualités nécessaires pour devenir l'une des prochaines références du jeu d'horreur coopératif.

 


En quelques mots

MIMESIS réussit là où beaucoup de productions similaires peinent encore à surprendre : proposer une mécanique centrale originale qui transforme complètement la coopération entre joueurs. L'idée des clones capables d'imiter voix et comportements fonctionne remarquablement bien et génère des parties aussi stressantes qu'hilarantes. Tout n'est pas encore parfait. Le manque de contenu, l'économie parfois frustrante et plusieurs soucis de performances rappellent que le jeu est toujours en accès anticipé. Malgré cela, nous ressortons de cette expérience avec une impression très positive. Si les prochaines mises à jour tiennent leurs promesses, MIMESIS pourrait bien devenir l'un des nouveaux incontournables du jeu d'horreur coopératif sur Steam.

Category :

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Our review

Score

8

/10

Positive points

  • Concept original.
  • Mécanique des Mimesis très réussie.
  • Excellente ambiance.
  • Gameplay coopératif efficace.
  • Très amusant entre amis.
  • Bonne rejouabilité.
  • IA des clones convaincante.
  • Prix abordable.

Negative points

  • Optimisation perfectible.
  • Chutes de FPS.
  • Manque de contenu.
  • Économie mal équilibrée.
  • Loot peu gratifiant.
  • Pas de tutoriel.
  • Progression parfois frustrante.

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