Voidling Bound: notre test de la démo du jeu des ex-devs de Skylanders

AutorArtículo escrito por Vivien Reumont
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Fecha de publicación27/01/2026

Et si on vous disait qu’un jeu croisant la nervosité de Warframe, les mutations délirantes de Spore et le plaisir de collectionner des créatures était en approche ? C’est le pari audacieux de Voidling Bound, le tout premier titre du studio indépendant canadien Hatchery Games, composé d'anciens développeurs de Skylanders. Ce projet, révélé plus en détail lors du Monster Taming Direct, a dévoilé une démo jouable riche en promesses, que nous avons eu l’occasion de tester.

Dans Voidling Bound, le joueur ne se contente pas de collectionner des monstres : il incarne directement un "Voidling", ces créatures étranges liées à l’humain par un lien neural. Grâce à un gameplay en vue à la troisième personne, des combats dynamiques, une personnalisation poussée, et un système d’évolution par "splicing" génétique, le jeu semble bien décidé à révolutionner le genre du monster-taming.

Mais au-delà des promesses marketing, que vaut vraiment cette démo ? Gameplay, univers, ambitions : on vous dit tout.

 

 

Un gameplay nerveux entre Warframe et Spore

Une prise en main immédiate mais exigeante

Dès les premières minutes de la démo de Voidling Bound, on sent que le studio ne plaisante pas avec l’action. Le joueur prend le contrôle total de son Voidling, dans un style très orienté action à la Warframe : déplacements rapides, dashs, attaques au corps-à-corps et à distance... le tout fluide et spectaculaire.

La prise en main est intuitive, avec une maniabilité pensée pour l'agilité. On saute, on tire, on esquive, on enchaîne les combos dans un ballet chaotique mais jouissif. Pourtant, cette accessibilité cache un niveau d'exigence non négligeable : l’IA ennemie n’est pas là pour décorer, et les mécaniques élémentaires imposent d’adapter son approche.

"On se retrouve à slalomer entre des essaims d’ennemis, tout en cherchant le bon timing pour déclencher notre capacité ultime. C’est intense, mais gratifiant."

Le plaisir de contrôler soi-même son monstre

Là où Voidling Bound se démarque franchement des autres jeux de capture de monstres, c’est dans cette prise de contrôle directe. Fini les combats au tour par tour ou les ordres à distance : ici, c’est vous qui incarnez la créature, et c’est un vrai changement de paradigme dans le genre.

Chaque Voidling dispose de ses propres capacités offensives et défensives, mais aussi de sa propre sensation de gameplay, en fonction de son évolution. Cette démo nous permettait de tester plusieurs types de build : tank massif, assassin agile, tireur élémentaire… Chaque style de jeu semble viable, et le joueur peut façonner son Voidling selon ses préférences.

Cette approche place Voidling Bound dans une zone inédite entre jeu d’action frénétique et RPG de collection, une fusion plutôt rare et franchement rafraîchissante.

 

L’évolution par splicing : une mécanique qui change la donne

Des choix d’évolution à la carte

Si le gameplay de Voidling Bound impressionne par son dynamisme, c’est son système d’évolution qui vole la vedette. Fini les évolutions linéaires ou les transformations scriptées : ici, chaque Voidling peut évoluer selon des branches multiples, influencées par les choix du joueur. Chaque décision modifie non seulement les statistiques du monstre, mais aussi son apparence, ses capacités, et son style de jeu.

À mesure que l’on gagne en puissance, on débloque des mutations spécifiques, qui mènent vers des archétypes différents : Voidling rapide axé sur l’agilité, brute épaisse spécialisée en dégâts de zone, ou soutien mutant à la régénération accélérée… Ces branches offrent un véritable arbre évolutif, et l’envie de tester plusieurs combinaisons est immédiate.

Le système permet également de revenir sur certains choix ou de réorienter sa créature via de nouveaux splicings, rendant l’expérience hautement rejouable.

L’ADN comme terrain de jeu

Mais ce qui fait réellement la particularité de Voidling Bound, c’est son système de "DNA Splicing", qui permet d’utiliser les gènes collectés sur le terrain pour créer des mutations uniques. Chaque partie du corps du Voidling (yeux, bras, couleurs, etc.) peut être modifiée grâce à des fragments génétiques récupérés lors des combats ou de l’exploration.

Cette mécanique va bien au-delà du simple cosmétique. Certains gènes modifient drastiquement les compétences de combat, en débloquant par exemple des effets élémentaires ou des synergies rares. Il est possible de croiser des gènes entre Voidlings, une fonctionnalité qui rappelle le breeding de Pokémon, mais avec une profondeur bien plus complexe.

"On ne collectionne pas des monstres. On les forge, on les expérimente, on les façonne à notre image. Le monstre, c’est nous."

Résultat : aucun Voidling ne se ressemble. Même en partant d’une même base, les joueurs aboutiront à des créatures radicalement différentes selon leur style de jeu, leur chance dans les loots, et leurs décisions stratégiques.

 

Une direction artistique audacieuse et un univers intrigant

Entre science-fiction colorée et menace organique

Le premier contact avec Voidling Bound laisse une impression visuelle forte. Les couleurs éclatantes, les environnements luxuriants, les créatures aux designs étranges mais fascinants : tout semble vouloir casser les codes du jeu de monstres classique. Hatchery Games a clairement voulu créer un monde vivant, en tension permanente entre beauté et corruption.

Chaque planète visitée dans la démo est à la fois hostile et séduisante, infestée par une sorte de parasite bubonique qui contamine la faune et la flore. L’esthétique oscille entre le biomécanique et l’organique, avec des effets de matière et de texture très marqués. Les ennemis, quant à eux, semblent tout droit sortis d’un cauchemar, mais dans un emballage digne d’un dessin animé psychédélique.

Ce mélange visuel assumé, entre cartoon spatial et body horror soft, donne à l’univers de Voidling Bound une personnalité propre, à la fois accessible et étrange. C’est un monde qu’on a envie d’explorer, tout en restant sur nos gardes.

Des planètes vivantes à purifier

La structure du jeu repose sur l’exploration de plusieurs planètes, chacune ayant ses propres biomes, ennemis, et secrets. La démo nous offrait un aperçu limité mais prometteur de cette diversité. Chaque zone infestée représente un défi : elle est parsemée de nids à détruire, d’ennemis évolutifs, de boss gigantesques et d’œufs à sauver pour débloquer de nouveaux Voidlings.

Le joueur est ainsi constamment récompensé par la découverte. Les environnements regorgent de loot génétique, de bonus cachés, et de zones qui ne deviennent accessibles qu’une fois certaines mutations débloquées. On sent une vraie volonté de créer des niveaux interconnectés, propices à l’exploration et à la relecture.

Cette volonté de faire du monde un terrain de chasse et d’amélioration constante est l’un des moteurs du jeu. En tant que Space Wrangler, on ne fait pas que combattre : on purifie, on reconstruit, et on redonne vie à un écosystème malade.

 

Un projet ambitieux porté par une équipe expérimentée

L’héritage Skylanders

Derrière Voidling Bound, on retrouve Hatchery Games, un studio indépendant basé à Québec, fondé par d’anciens développeurs de la franchise Skylanders. Et cette filiation n’est pas anodine. On retrouve dans ce nouveau projet l’ADN créatif de leurs précédents jeux : une obsession du design de créatures, une mécanique de collection poussée, et un soin particulier porté à l’accessibilité sans sacrifier la profondeur.

Cependant, là où Skylanders misait sur un public jeune avec ses figurines physiques, Voidling Bound s’adresse clairement à un public plus mature et exigeant. L’ambition est palpable : créer une expérience complète, mêlant action, stratégie, évolution et personnalisation, tout en conservant une esthétique attractive.

Ce changement de cap montre que ces développeurs n'ont pas seulement du savoir-faire, mais aussi une vision pour faire évoluer un genre souvent figé dans ses habitudes.

Hatchery Games vise le renouveau du monster-taming

Le genre du monster-taming, longtemps dominé par quelques mastodontes (Pokémon, Digimon, Temtem…), semble stagner depuis quelques années. Hatchery Games entend bien le secouer de fond en comble, en proposant un jeu où l’on ne se contente pas de collectionner des créatures, mais où l’on les incarne, les transforme et les perfectionne à l’extrême.

Avec Voidling Bound, le studio mise sur une formule inédite : full contrôle, full personnalisation, full action. C’est une réponse directe aux limites que beaucoup de joueurs ressentent dans les autres titres du genre. La présence d’un système de build ultra-flexible, combinée à des combats en temps réel et à une narration post-apocalyptique intrigante, positionne le jeu comme un sérieux prétendant à un renouveau du genre.

"On ne veut pas juste dompter des monstres. On veut les fusionner, les comprendre, devenir eux." - extrait symbolique de la philosophie du jeu.

Le pari est audacieux, mais si la version finale parvient à tenir ses promesses, Hatchery Games pourrait bien créer la surprise et poser un nouveau standard dans le domaine.

 


En quelques mots

Après plusieurs heures passées sur la démo de Voidling Bound, une chose est claire : le projet a du mordant. Bien plus qu’un simple clone de Pokémon ou un énième jeu de collection, il propose une expérience hybride qui fusionne action frénétique, personnalisation génétique et une immersion totale dans un univers original et visuellement marquant.

Le gameplay, nerveux et exigeant, donne immédiatement envie de pousser ses créatures dans leurs retranchements. Le système de splicing et d’évolution par ADN, quant à lui, ouvre un champ des possibles presque infini, où chaque joueur pourra réellement créer un Voidling unique, façonné par ses choix et son style de jeu.

Le tout est porté par une direction artistique singulière, un lore intrigant et une équipe de vétérans clairement passionnés par ce qu’ils font. La démo pose des bases solides, suffisamment solides pour éveiller une vraie curiosité pour la suite.

Il reste à voir si la version finale, prévue pour le premier trimestre 2026 sur Steam, réussira à équilibrer autant d’ambitions sans perdre en lisibilité ou en profondeur. Mais une chose est certaine : Voidling Bound est un titre à surveiller de très près.

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