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Pruebas de juegos

Neverness to Everness test : un gacha urbain surprenant mais menacé

Notre test de Neverness to Everness : un gacha urbain efficace mais fragile face à une concurrence imminente

Artículo escrito por Vivien Reumont

Un an et demi après son annonce, Neverness to Everness débarque enfin sur le marché avec une proposition qui intrigue autant qu’elle divise. Sur le papier, le mélange entre gacha à l’esthétique anime et monde ouvert urbain inspiré de GTA a de quoi éveiller la curiosité. En pratique, le résultat est plus nuancé. Derrière une formule qui ne semblait pas forcément séduisante au premier regard se cache une expérience étonnamment agréable… mais aussi fragilisée par un timing particulièrement délicat.

 

Une sortie attendue pour un projet atypique

Un développement suivi depuis 2024

Présenté pour la première fois en juillet 2024, Neverness to Everness s’est rapidement distingué dans un paysage déjà saturé de jeux gacha. Là où beaucoup de productions misent sur des univers fantasy ou futuristes cloisonnés, le titre de Hotta Studio a choisi un cadre contemporain urbain, avec une ambition affichée : proposer un véritable monde ouvert vivant. Dès ses premières bandes-annonces, le jeu a su capter l’attention grâce à des éléments rarement réunis dans ce type de production : conduite de véhicules, activités annexes variées et même gestion de logement.

Cette promesse d’un gacha plus “ancré dans le réel”, malgré son vernis fantastique, a suscité un mélange d’enthousiasme et de scepticisme. Beaucoup attendaient de voir si le projet serait capable d’aller au-delà du simple argument marketing. Avec une sortie mondiale fixée au 29 avril 2026, le titre arrive enfin dans les mains des joueurs, avec la lourde tâche de transformer cette curiosité en véritable adhésion.

Une proposition hybride entre gacha et GTA

L’idée centrale de Neverness to Everness repose sur une hybridation assumée. D’un côté, on retrouve les fondations classiques du gacha : collection de personnages, progression liée à des ressources limitées et combats en équipe. De l’autre, le jeu emprunte clairement à des références comme Grand Theft Auto avec son monde urbain ouvert, ses véhicules et ses activités secondaires.

Ce mélange peut sembler étrange, mais il fonctionne mieux qu’attendu. Là où d’autres titres comme Zenless Zone Zero restent relativement segmentés dans leur structure, Neverness to Everness tente une approche plus fluide, plus ouverte. Le joueur n’est pas simplement invité à enchaîner des missions, mais à s’approprier un espace, à circuler librement, à expérimenter.

Un lancement mondial sous pression

Malgré ses qualités, le jeu ne bénéficie pas d’un contexte favorable. Le marché des gachas est aujourd’hui extrêmement compétitif, et chaque nouvelle sortie doit se battre pour exister. Dans ce contexte, Neverness to Everness arrive avec une proposition originale, certes, mais aussi avec une certaine fragilité : celle d’un concept encore en rodage et d’une identité qui reste à affirmer.

Dès son lancement, le titre doit composer avec des attentes élevées, mais aussi avec une concurrence qui ne lui laisse que peu de marge pour s’installer durablement.

 

Un gameplay classique qui met du temps à convaincre

Une base très familière pour les joueurs de gacha

Sur le plan du gameplay pur, Neverness to Everness ne cherche pas à réinventer la roue. Les mécaniques de progression, de collection et d’amélioration des personnages s’inscrivent dans la droite lignée des standards du genre. On incarne un protagoniste amnésique, plongé dans un monde contemporain où apparaissent des anomalies surnaturelles, combattues par des agents spécialisés.

Ce point de départ narratif reste très classique, presque trop. Il manque de surprise et donne une impression de déjà-vu, surtout pour les joueurs habitués aux productions similaires. Pourtant, cette familiarité a aussi un avantage : elle rend le jeu immédiatement accessible.

Des combats efficaces mais sans révolution

Les affrontements reposent sur un système d’équipe de quatre personnages, avec des enchaînements d’attaques et de compétences spéciales. Les animations sont soignées, dynamiques, et contribuent à rendre les combats visuellement plaisants. Toutefois, en termes de sensations, le jeu reste en retrait face à certaines références plus ambitieuses du marché.

Il ne s’agit pas d’un mauvais système, loin de là. Il fait le travail, mais sans véritable prise de risque. On est face à une formule maîtrisée, mais qui manque d’un élément distinctif fort pour marquer durablement les esprits.

Une introduction trop longue pour accrocher

Le véritable point faible du début d’expérience réside dans son introduction. Avec une durée oscillant entre une heure et demie et deux heures, elle peine à captiver sur la longueur. Entre exposition narrative et phases de gameplay dirigées, le rythme manque de dynamisme.

C’est seulement une fois cette phase passée que le jeu commence réellement à révéler son potentiel. Une entrée en matière plus percutante aurait sans doute permis de mieux accrocher les joueurs dès les premières minutes.

 

Un monde ouvert urbain qui fait toute la différence

Hethereau, une ville vivante et accessible

Une fois les premières heures derrière soi, Neverness to Everness change de visage. La ville de Hethereau devient alors le véritable terrain de jeu, et c’est là que le titre prend tout son sens. Contrairement à de nombreux gachas qui fragmentent leur exploration, ici le monde ouvert est pleinement exploitable.

Se déplacer librement dans un environnement urbain crédible apporte une sensation de liberté rarement vue dans ce type de production. Les rues, les quartiers, les activités… tout contribue à donner vie à cet espace.

Activités annexes et liberté de mouvement

Le jeu propose une variété d’activités secondaires qui renforcent cette impression de liberté. Conduite de voitures ou de deux-roues, courses urbaines, missions de taxi, pêche… autant d’éléments qui enrichissent l’expérience et donnent envie de s’attarder dans le monde.

Ce côté “bac à sable” rappelle effectivement certains standards du jeu en monde ouvert, tout en restant adapté à une structure free-to-play. Même si certaines limitations existent, notamment via un système d’endurance, elles n’empêchent pas de profiter pleinement des premières heures.

Simulation légère et éléments de vie quotidienne

L’un des aspects les plus surprenants du jeu réside dans ses éléments de simulation. Il est possible d’acheter des appartements, de les personnaliser et même d’y vivre avec un autre personnage. Cette dimension, encore peu exploitée dans les gachas, apporte une touche de fraîcheur bienvenue.

Elle renforce également l’attachement au monde et aux personnages, en proposant une approche plus “quotidienne” de l’expérience, au-delà des combats et des missions.

Une direction artistique anime solide

Visuellement, Neverness to Everness s’appuie sur une direction artistique anime efficace. Les personnages sont détaillés, les animations soignées, et l’ensemble bénéficie d’une cohérence esthétique qui rend l’exploration agréable.

Sans atteindre les sommets du genre, le jeu parvient à proposer un rendu suffisamment qualitatif pour soutenir son ambition. La ville, en particulier, profite de cette identité visuelle pour offrir des balades plaisantes.

 

Un avenir incertain face à une concurrence redoutable

Des critiques déjà visibles côté joueurs

Dès ses premiers jours d’exploitation, Neverness to Everness fait face à plusieurs critiques. Certaines cinématiques sont jugées maladroites, voire “cringe”, l’histoire principale manque d’impact, et certains systèmes comme l’endurance peuvent frustrer.

Ces défauts ne sont pas rédhibitoires, mais ils viennent entacher une expérience qui aurait pu être plus solide dès son lancement. Comme souvent avec les jeux-service, une partie de ces problèmes pourra être corrigée avec le temps.

L’ombre grandissante du projet Ananta

Le véritable défi du jeu ne se situe peut-être pas dans ses qualités intrinsèques, mais dans son environnement. Un autre projet attire actuellement toutes les attentions : Ananta, anciennement connu sous le nom de Project Mugen.

Développé par Perfect World, ce titre affiche des ambitions encore plus élevées, avec des inspirations multiples allant des grands open worlds occidentaux aux productions futuristes. Ses bandes-annonces ont marqué les esprits et sa présence lors d’événements récents a confirmé l’engouement autour du projet.

Une fenêtre de lancement stratégique mais risquée

Dans ce contexte, la sortie anticipée de Neverness to Everness peut être vue comme une tentative de prendre de l’avance. En arrivant plusieurs mois avant son concurrent, le jeu espère construire une base de joueurs fidèle.

Mais cette stratégie comporte aussi un risque : celui d’être rapidement éclipsé si Ananta tient ses promesses. La confusion déjà observée entre les deux titres n’arrange rien et pourrait compliquer la tâche de Hotta Studio pour imposer son identité.

 


En quelques mots

Neverness to Everness est une bonne surprise, porté par son monde ouvert urbain et ses nombreuses activités, malgré un gameplay assez classique et un démarrage trop lent. Un gacha prometteur, mais fragilisé par une concurrence déjà menaçante. Le jeu est disponible dès maintenant sur PC et mobile (iOS et Android).

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Nuestra reseña

Puntuación

7

/10

Puntos positivos

  • Un monde ouvert urbain rare dans le genre gacha, agréable à explorer
  • Une liberté d’activités (conduite, taxi, pêche, courses) qui renouvelle la formule
  • Une direction artistique anime solide et cohérente
  • Des éléments de simulation (appartements, vie quotidienne) rafraîchissants
  • Une prise en main accessible même pour les non-initiés du genre

Puntos negativos

  • Une introduction trop longue qui ralentit le démarrage
  • Un gameplay de combat classique, sans réelle innovation
  • Une histoire peu marquante au lancement
  • Des limitations liées au modèle free-to-play (endurance notamment)
  • Un manque d’identité forte face à une concurrence imminente

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